À ciel ouvert : le voyage instrumental pop et folk du duo calédonien Kaori

À ciel ouvert : le voyage instrumental pop et folk du duo calédonien Kaori

Le duo Kaori a sorti son second album « A ciel ouvert » le 21 juin dernier jour de la fête de la musique, un voyage coloré de 11 pistes qui vaut le détour.

C’est une surprise à laquelle je ne m’attendais pas en parcourant la pile de disque promo reçu cet été, entre les festivals et le repos estival, je suis passé à côté du nouvel album du duo Kaori. Un heureux hasard, moi qui cherchait un disque qui allait me bercer lors de la rédaction d’un article, c’était le meilleur choix.

le duo Kaori.
le duo Kaori.

Après son premier album « Aux îles fortunées », le duo calédonien Kaori formé par Alexis Diawari (guitare et voix) et Thierry Folcher (guitare lead) ressort les guitares pour « A ciel ouvert », un second album totalement en français. Un hommage à la langue française dont ils sont des fervents adeptes, eux qui se sont rencontrés il y a 25 ans autour de la musique anglo-saxonne pour former ce duo. Kaori (Arbre millénaire) c’est le symbole de la puissance, des textes engagés, une prise de position sur les sujets de société. Un deuxième album intemporel, composé de onze titres qui invitent au voyage.

Direction l’Océanie

À ciel ouvert, le titre éponyme qui ouvre l’album sur des rythmes colorés aux sons des guitares, un peu reggae, dans une ambiance estivale qui fait rêver. Un titre qu’on avait eu l’occasion de chroniquer, à la sortie de son clip. Tout est possible dans cette ambiance où on a envie de vivre sa vie comme on l’entend, chasser l’ennuie et dans sous la pluie. On sent le sable fin des plages d’outre-mer nous titiller les orteils, avant de Larguer les Amarres sur un bateau à voile afin de rejoindre l’une de ses îles paradisiaques pour faire la fête, loin des faux prophètes qui nous polluent la vie. Amarrer dans ce petit coin à l’air libre, où les Impressions nous plonge dans un nouveau paysage avec une trompette en ouverture. Là même où Les hommes vivent debout, traités avec dignité. Un refrain authentique en langue Kanak, une sorte d’hommage aux habitants de l’île.

Kaori à la Maison de la Nlle Calédonie
Kaori à la Maison de la Nlle Calédonie

Fleur de vanille est plus langoureux et nous entraîne sur l’île aux trésors où, passe le temps et reste l’amour, avant de se plonger dans le classique Laisse-moi entrer au son de l’harmonica. Une Terre Nouvelle est sans doute le morceau phare de cet album à mon sens, le plus abouti et le plus parlant. La rythmique est posée et entraînante, on a tous envie d’être le roi de cette reine au pays de l’amour. « Laissons leur l’Amérique avec ses rêves fous… révisons Baudelaire, Guillaume Apollinaire ».

L’île Des Oubliés nous plonge dans une ambiance nostalgique en revenant sur le destin des enfants placés en détention par la justice et qui ne rêvent que de lendemain meilleur, afin de quitter cette îles des oubliées pour voler de leurs propres ailes. Ma Stratocaster noire peut surprendre dans cet océan de douceur avec ses sons de batteries entêtants et un peu rock. Suivi d’une tournée de Café Noir, au son instrumental accrocheur. Cap’tain Yo, le titre le plus long de l’album ferme ce voyage à ciel ouvert, avec en échos des voix d’enfants tristes de quitter cet océan de tranquillité et se promettant de revenir.

Kaori chez Lionel
Kaori chez Lionel

Un deuxième album réussi, un voyage vers ces iles qui nous paraissent tellement lointaines, mais qui méritent amplement qu’on s’y arrête, pas seulement pour ses plages paradisiaques, mais aussi pour cette musique qui a quelque chose de réconfortant. Si c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, alors on est plutôt gâtés avec ce duo dont la moyenne d’âge frôle les 60 ans et qu’on espère, continuera de nous faire rêver avec de belles recettes musicales

Publié par @St_xsl1

Il traîne une maladie non handicapante depuis sa plus tendre enfance, ce qui fait de lui un Mélomane. Il prend son pied sur du rap, RnB et les musiques urbaines. L’art moderne et contemporain le fascine tandis que la littérature apaise ses vieux démons.